Quelques mots pour la paix

Il me paraît qu’aujourd’hui il est devenu dangereux de parler de la paix. Ceux qui osent en parler comme l’objectif à atteindre, ils sont tout de suite considérés comme pro-Russes, pro-Poutine et écartés de la discussion politique. Pourtant, personne n’a le privilège sur ce sujet.

Quant à moi, quand je parle de la Paix, je ne parle pas uniquement d’une paix entre deux belligérants. Je réfléchis en plus grande dimension. Depuis que Caïn a commis le premier meurtre contre son propre frère, la guerre peut paraître un élément inévitable, presque naturel de notre Histoire. Notre Histoire, c’est-à-dire, celle de la planète. Je parle de la Paix, comme mode de vie.

Imaginez un instant que les armes cessent de répandre le sang et tous les matériels, tous les efforts, tous les savoir-faire et tout l’argent qui ont été investis dans la fabrication des armes seront redistribués dans d’autres secteurs, tels que l’agriculture, l’industrie, l’infrastructure, la culture, la science et je pourrais encore les énumérer très très longtemps. Et c’est à peu près à cet instant que les politiciens, les économistes et les hommes et les femmes d’affaires diraient que ce n’est qu’un rêve ou un conte pour enfant. Dans la vraie vie, c’est la force qui compte, la seule façon de réussir, c’est de faire peur à ses adversaires.

Oui, je sais, le crapaud aussi se gonfle pour se montrer plus grand et plus fort, malgré cela, la cigogne le tue facilement, même si elle ne le mange pas puisqu’elle ne peut pas le digérer mais son instinct de survie ne lui permet pas de laisser la vie sauve au crapaud qui a un comportement menaçant envers elle. Mais je ne suis ni pro-crapaud, ni pro-cigogne.

Je suis pro-paix.

Mais comment construire la paix, comme mode de vie, dans un monde qui est tellement habitué à faire la guerre que certains économistes affirment avec véhémences que la guerre fait fleurir l’économie ? Elle peut faire fleurir l’industrie militaire, sans aucun doute, mais l’économie ne comprend pas uniquement l’industrie de la guerre, nous avons d’autres secteurs qui sont indispensables pour pouvoir mener une vie normale et prospérer.

La guerre n’épargne pas les bâtiments, l’infrastructure, les centrales énergétiques, les usines, le réseau d’eau potable, tout est compromis. Tous les secteurs de l’économie s’effondrent et la population perd la possibilité de rester en vie, tout simplement.

Pourquoi faire la guerre ? Pourquoi embrasser l’idée que la guerre soit utile ? Je sais que l’Armée existe et je sais également que les militaires peuvent se sentir dans une situation ambiguë. Pour donner des preuves de leur aptitude, ils doivent mener une activité qui peut ôter la vie d’un autre être humain. C’est paradoxal.

Dans la Grèce Antique, on a fait la différence entre le massacre et la guerre. Il y avait deux dieux qui sont intervenus lors des combats et des guerres. Le dieu Mars a incité à la guerre sans but précis, plus exactement, son but était de faire éclater des hostilités, des conflits, des guerres parce que c’était le milieu dans lequel il se sentait bien. Toutes les personnes qui ont pris les armes en suivant ses paroles, devenaient son serviteur et renforçaient son influence parmi les hommes et parmi les dieux. Donc le véritable but de Mars, sa véritable motivation était d’augmenter sa propre force et influence, toutes les guerres qu’il avait provoquées ne servaient qu’à consolider son pouvoir.

Mais il y avait quelqu’un d’autre qui intervenait pour guider les combattants avec ses conseils très précieux. La déesse Pallas Athéna était un excellent stratège qui ne travaillait pas pour faire éclater les guerres mais pour les mener avec de la sagesse.

Je crois ne pas me tromper si j’estime que les militaires d’aujourd’hui doivent choisir quelle attitude ils vont suivre. Celle de Mars ou celle d’Athéna. Aujourd’hui, Mars doit être content, son pouvoir semble se renforcer, tandis que Pallas Athéna se prépare à ce que la sagesse puisse sauver, une fois de plus, l’humanité. Parce que l’humanité a besoin de la sagesse, des femmes et des hommes de grande sagesse.

J’ai commencé mon article avec Caïn et je voudrais le terminer avec lui. Nous ne savons pas beaucoup de choses sur lui, si ce n’est qu’il était le premier fils de nos premiers parents et que selon la légende il labourait la terre. La jalousie lui a monté dans la tête et il a éliminé son petit frère qui n’imaginait même pas que Caïn était attrapé par un gouffre mortel. Mortel pour tous les deux, parce que c’est vrai que c’était Abel qui a perdu la vie mais Caïn en a perdu quelque chose de beaucoup plus important : son âme.

Sa vie a été épargnée, il était même interdit de lever la main sur lui, il continuait sa vie, il a eu une femme et des enfants. Mais avant de terminer cette pensée, permettez-moi de porter à votre attention que tous les descendants de Caïn ont perdu la vie lors du Déluge. Ah oui, puisque Noé était le descendant de Seth. Pas de Seth, le dieu égyptien, mais de Seth, le troisième fils d’Adam et d’Ève.

Ce qui fait que nous sommes tous les descendants de Seth, et il ne faudrait pas imiter les actes de cet oncle assassin puisque nous n’avons pas hérité son fardeau. Il ne faut pas le ramasser et s’identifier à son héritage sanglant.

Selon quelques légendes, Seth était la joie de ses parents. Est-ce que nous sommes, avec nos actes, nos décisions la joie de nos premiers parents ?

Il y a peu de temps, quelqu’un m’a demandé comment se fait-il qu’étant croyante je ne vois pas que c’est l’Armageddon qui se prépare, vous savez, la dernière grande guerre avant l’arrivée de la nouvelle ère. Cette question est très intéressante, d’autant plus qu’aujourd’hui une guerre est éclatée autour de la Terre Sainte. Cependant, d’après moi, l’Armageddon biblique n’est pas la guerre des hommes, il s’agit de la guerre de notre Créateur pour les siens. On peut fabriquer et engager les armes les plus puissantes et les plus meurtrières, cela ne sera rien à côté de la guerre du Dieu. Depuis deux semaines, des hostilités ont commencé dans un territoire qu’on nomme la Terre Sainte, il se peut que sous peu on aille voir des combats pour Jérusalem. Mais pour lequel ? Pour le Jérusalem moderne où pour la ville, la cité de David qui ne se trouve pas en aucune carte parce qu’elle n’a pas été encore retrouvée ? Dieu a des méthodes à lui pour défendre son histoire et ses secrets.

Nous ne savons pas encore ce que l’avenir nous apportera, mais pour réfléchir sur les effets de la situation préguerre d’aujourd’hui, je compte publier plusieurs articles sur l’économie et la société dans ce contexte, en cherchant la réponse à ces questions : Est-ce que la guerre fait fleurir vraiment l’économie ? Quel avenir pour la population en temps de guerre ? Ce sont des articles qui demandent beaucoup de recherches et de réflexions mais je vais essayer de les poster régulièrement.

En attendant, j’espère que la sagesse d’Athéna gagnera sur l’influence de Mars et Caïn va comprendre qu’il n’a plus d’héritier.

P.S.: Si vous êtes intéressés par le processus de la peinture, comment j’ai réalisé cette image, voici la vidéo :

Une réalisation pro paix

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