Le cas de l’enfer et des bonnes intentions

Vous connaissez sans doute le proverbe : « L’enfer est pavé de bonnes intentions. » En Hongrie, on l’utilise différemment : « Le chemin qui mène à l’enfer est pavé de bonnes intentions. » C’est-à-dire on avance, on ne voit autour de soi que de bonnes intentions et tout à coup on arrive dans un endroit où on ne voulait pas aller, bien au contraire, on le voulait éviter à tout prix et sans s’en rendre compte, avec chacun de ses pas on s’est rapproché de l’enfer.

Donc, l’enfer est là. Reste à savoir comment en sortir. De quel moyen ? Est-ce qu’il existe un chemin ou c’est nous qui devons le construire ?

Mais tout d’abord nous voudrions « remercier » les hommes et les femmes politiques européens et mondiaux qui par leur travail acharné et par leur méthode systématique ont réussi à ouvrir les portes de l’enfer et nous mettre dans une situation que les habitants de l’Europe ne connaissaient pas depuis une bonne vingtaine d’années. Merci. Sans doute chaque action, chaque mot sera analysé et jugé un jour.

Qui peut dire qui a commencé les hostilités ? C’est la situation typique dans laquelle les deux parties diraient la même chose : « C’est lui qui a commencé parce qu’il a riposté. » Pour comprendre les relations complexes de l’Ukraine et de la Russie il faudrait connaître toute leur histoire, les siècles qu’ils ont passés ensemble et le processus de leur séparation qui n’a apparemment pas donné des résultats satisfaisants.

Nous avions de grandes espérances quand M. Macron a voyagé à Moscou, à Kiev et après à Berlin pour essayer de trouver des moyens pour la désescalade. Ce qui n’est pas arrivé, bien au contraire, un conflit armé a éclaté à l’est de l’Ukraine sur les terres de notre vieux continent. Guerre d’une part et opération militaire spéciale de l’autre. Quelle différence ? pourrait-on dire, on entend des armes retentir et il y a des morts après. Le résultat est le même.

Nos lecteurs ont sans doute aperçu que nous n’avons pas l’habitude de prendre la part de l’un ou de l’autre, nous aimons plutôt chercher notre propre position. Pourquoi ? Est-ce que nous croyons que notre jugement est sans appel et notre point de vue est sans faute ? Pas du tout. Mais il y a une chose dans la vie que nous avons déjà apprise. C’est qu’il faut toujours chercher son propre point de vue, après réflexion, après une recherche approfondie sur un sujet quelconque, parce que c’est la seule manière d’assumer sa position. Par contre, si on accepte un point de vue prêt à utiliser, prêt à employer et plus tard il s’avère que c’était erroné, on ne peut pas en assumer les conséquences. Réfléchir, réfléchir, réfléchir.

Nous venions de terminer d’ailleurs une série d’articles dans laquelle nous avons analysé l’univers cinématographique du Kingsman et nous avons écrit que nous aurions aimé que les auteurs aient réfléchi avant de commencer à tourner et qu’ils aient laissé réfléchir leurs personnages. Nous n’avons pas pensé quand nous avons publié cette série d’articles qu’aujourd’hui nous devrions écrire la même chose mais cette fois dans la vraie vie. Réfléchir, réfléchir, réfléchir avant d’agir.

Réfléchissons donc ensemble et essayons d’analyser les dernières étapes qui ont mené l’Europe aux portes de la troisième guerre mondiale. Nous allons faire notre analyse comme artistes, en profitant de la liberté artistique.

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