Débat sur France3 Aquitaine – les mesures post-covid

Tour de table sur la période post-covid qui nous attend

Mme Harté – Il y a un événement que personne n’aurait pu prévoir et qui bouleverse la vie sociale et économique, c’est évidemment l’épidémie de Covid-19 et tous vos programmes incluent désormais pour ce second tour des mesures précises. Quelles sont-elles, Guillaume Barucq ?

Illustration du débat sur France3 Aquitaine représentant M. Barucq, candidat à la Mairie de Biarritz
M. Barucq expliquant ses mesures post-covid

M. Barucq – Alors, moi, j’ai déjà l’avantage d’être adjoint au maire en fonction, c’est-à-dire que si les électeurs me font confiance je prendrai sans transition la tête de la Mairie en connaissant déjà les services, sans transition à vrai dire. J’ai constitué une équipe immédiatement opérationnelle avec toutes les compétences, on fléchera exactement pour dire qui fait quoi, donc il n’y aura pas de temps de transition. Ensuite nous avons établi un plan post-covid que nous distribuons aux Biarrots à l’heure actuelle qui consiste en premier lieu à réaménager l’espace public pour permettre aux activités commerciales de restauration notamment de se tenir sur espace public, aux activités culturelles également, aux activités sportives et de mieux utiliser cet espace pour faire face finalement à cette crise économique qui est terrible pour nos commerçants. Donc, voilà et la ville a mis tout en place, en place toute une série de mesures déjà d’aides, d’exonérations que nous allons renforcer.

Mme Harté – Vous les confirmez ces mesures, prises par le conseil municipal ?

M. Barucq – Bien sûr, qu’on les confirme, ça va tout à fait dans le bon sens mais il faudra aller encore plus loin parce que la crise même si on espère une saison honorable, la crise malheureusement, elle va nous suivre derrière pendant plusieurs mois, donc nous avons tout un plan d’économie et par rapport à ça nous avons dû renoncer à certains projets.

Mme Harté – Vous, par exemple vous aviez envie de faire la cantine gratuite pour les enfants à l’école.

M. Barucq – C’est un projet qui est reporté parce que nous avons besoin de nos finances et donc la cantine gratuite pour l’instant ça restera une tarification sociale comme c’est le cas à l’heure actuelle et nous reporterons ce genre de mesures quand la situation financière se sera assainie. Les grands projets également sont annulés ou reportés, je pense notamment au parking que nous avions annoncé dans le quartier Fosch, on ne le fait plus. Et tout projet sera soumis à avoir suffisamment de finance, nous gérerons en bon père de famille, nous ferons pas un projet sans avoir des sous pour le faire.

Mme Harté – Alors, Jean-Benoit Saint-Cricq, une perte de recette de 4 millions d’euros estimé soit 10% de recettes en moins par rapport à l’année dernière pour la municipalité de Biarritz, ça vaut dire une capacité d’investissement réduite ?

Illustration du débat sur France3 Aquitaine représentant M. Saint-Cricq, candidat à la Mairie de Biarritz
M. Saint-Cricq lors du débat sur France3 Aquitaine

M. Saint-Cricq – Ce sera plutôt 5 million d’ailleurs, si on regarde bien ce qui va se passer à la fin de l’année. Effectivement, oui, les capacités de remboursement de la dette seront diminuées.

Mme Harté – Il faut souvenir quand-même que la municipalité de M. Veunac avait redressé les *incompréhensible* des comptes.

M. Saint-Cricq – Oui, mais je suis totalement d’accord avec cela. J’ai eu l’occasion de dire qu’effectivement c’est une réalité et grâce à cet effort qui a été consenti pendant des années à ce redressement de notre ratio d’épargne, nous pouvons affronter la crise beaucoup mieux que beaucoup d’autres villes. Alors, l’idée, mon idée c’est évidemment de maintenir un fort taux d’investissement, je ne souhaite pas que nous imputions notre capacité d’investissement, bien au contraire parce qu’on va avoir besoin économiquement de ces investissement de la ville. Par contre, c’est au niveau…

Mme Harté – Comment faire des économies, alors ?

M. Saint-Cricq – C’est au niveau de remboursement de la dette, parce qu’il y avait un programme très ambitieux de remboursement de la dette de l’ordre de 5 millions d’euros par an. Alors écoutez on va surseoir pendant un an, deux ou trois s’il le faut pour maintenir le niveau d’investissement de cette ville, soutenir nos associations. J’ai pu entendre certains candidats qui disaient qu’il y aurait des arbitrages à faire et que certains organismes se verraient leurs subvention en réduite. Je ne suis pas du tout d’accord avec ça. Les associations doivent impérativement être aidées et subventionnées dignement et voire même leur budget augmenté parce que nous aurons besoin d’elles, du secteur associatif, de l’économie sociale et solidaire, c’est une nécessité.

Mme Harté – Maider Arosteguy, est-ce qu’il faudra renoncer à certains investissements, en tout cas réduire un petit peu les ambitions que vous aviez lors du premier tour.

Illustration du débat sur France3 Aquitaine représentant Mme Arosteguy, candidate à la Mairie de Biarritz
Mme Arosteguy évoquant les mesures qu’elle voudrait prendre

Mme Arosteguy – Nous avions un programme qui avait été concocté avec les Biarrots et pour les Biarrots. Ce projet était raisonnable, donc il nous permet aujourd’hui de nous adapter aux circonstances. Nous avions pour projet d’attribuer une enveloppe de 10 millions d’euros aux écoles, nous continuerons sur cette enveloppe de 10 millions d’euros. Nous allons procéder à une audite des finances quand nous allons arriver afin d’avoir une idée extrêmement précise…

Mme Harté – Pourquoi ? Vous n’avez pas de confiance ?

Mme Arosteguy – La confiance n’exclut pas le contrôle. Donc, je pense que ce sera important. Vous savez, mon métier, c’est d’être conseillère en organisation, je travaillais pendant 25 ans dans des grands groupes, et dans des entreprises moyens à travers le monde, mon métier était justement d’analyser, de chercher des sources d’amélioration et de les mettre en application.

Mme Harté – Ce sera un peu amoindri face à une gestion draconienne ?

Mme Arosteguy – En tout cas, elle sera peut-être amoindri parce que justement nous avions des finances saines. Mon point d’interrogation à ce jour, ce seront les autres collectivités, comme par exemple le département, vous savez je suis conseillère départementale. Nous avions une commission cette semaine dans laquelle nous ont été présentées des chiffres et effectivement notre endettement a augmenté à cause du covid et notre épargne brute a diminué. Dans certains de mes projets dont un en particulier qui me tient au cœur qui est la résidence sociale pour personnes âgées, ce projet dépendra de l’accompagnement du département et donc pourra peut-être être décalé dans le temps. Quant aux arbitrages auxquels faisait allusion Jean-Benoît Saint-Cricq, ce sont des arbitrages de dette financière que nous apportons non pas à des associations mais à des entreprises privés. Donc cet arbitrage pourra être fait par rapport à des entreprises privés. Je tiens également aujourd’hui à vous annoncer que nous débloquerons une somme très importante d’un demi million d’euros pour aider le CCAS et pour aider également les acteurs culturels. Personne ne parle du Ballet Malandain, j’ai rencontré Thierry Malandin il y a quelques jours, c’est pratiquement un million d’euros qu’il va falloir mettre en avant pour aider le Ballet Malandain.

Mme Harté – Nathalie Motsch, vous, votre priorité, ce sont les entreprises.

Illustration du débat sur France3 Aquitaine représentant Mme Motsch, candidate à la Mairie de Biarritz
Mme Motsch sur le plateau de France3 Aquitaine

Mme Motsch – Oui, enfin, vous l’avez dit, on va vivre un tsunami social sans précédent, une crise économique. Je rappelle les chiffres, un choc récessif d’au moins 11%, deux millions de licenciements prévus pour la rentrée, donc on est dans une situation qui est sans précédent. Alors on va mettre l’accent naturellement sur une aide aux TPE, je rappelle que 90% du tissu économique au Pays Basque relèvent des TPE. Vous avez 48% aujourd’hui des petites entreprises qui sont impactés. C’est-à-dire, c’est les commerçants, c’est les artisans, c’est vraiment les indépendants qui aujourd’hui sont devenus les nouveaux précaires. Donc, ce qu’on fera, c’est dès qu’on va arriver, naturellement on va rationaliser les aides de finances de la ville, on va les audités, ça va de soi et je voudrais qu’on puisse tout de suite avancer un plan de soutien qui seront des mesures indirectes d’aides aux entreprises. Et puis par ailleurs naturellement je voudrais qu’on lance un grand chantier de gratuité des transports publics sur le réseaux qui relève du sud de l’agglomération mais il y a un moyen à travers le syndicat des mobilité d’offrir la gratuité sur les transports et ça participera d’une relance de pouvoir d’achat. Ensuite il y a aussi quelque chose auquel je tiens beaucoup, c’est d’aider les enfants à travers un… un cartable pour tous, c’est-à-dire une aide complémentaire qui serait donné aux familles au moment de la rentrée.

Mme Harté – Ça, c’est en dehors du covid.

Mme Motsch – Non, non, parce que aujourd’hui si vous voulez, vous avez le pouvoir d’achat des familles qui est impacté, puisque beaucoup ont été en chômage partiel et notre responsabilité c’est trouver des mesures. Alors il y a l’angle social à travers l’aide au CCAS, l’aide a l’épicerie sociale, enfin toutes les batteries d’aides qu’on connaît par cœur et puis il faut mettre en focus sur l’aide économique et puis surtout il va falloir innover. Et innover, c’est inventer des nouvelles solutions, c’est-à-dire apporter de la gratuité sur les transports, proposer aux résidents de payer moitié mois à leur abonnement résident. Et puis, j’y tiens aussi, on fera et ça, c’est anecdotique, mais c’est un clin d’oeil à tous ces gens de l’ombre qui ont été si présent sur le terrain qui on fait un travail remarquable. On va lancer le macaron soignants pour que le stationnement soit gratuit pendant six ans pour tous ceux qui participent… on les a salué, on les a félicité tous les soirs à 20h. Il faut continuer à les aider.

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